05 janvier 2007
De Santa Catarina à Machu Picchu
(Cliquez sur les photos pour les afficher en grand format)
Habituellement,
je n’aime pas spécialement les voyages en groupe,
mais l’occasion
s’est présentée de rejoindre un groupe de Brésiliens
pour faire
un grand tour à travers le nord de l’Argentine, le Chili, la Bolivie et le
Pérou.
Etant alors
sur l’île Santa Catarina au sud du Brésil, j’ai saisi l’opportunité de faire ce
long
périple
traverser
des régions spectaculaires : La Cordillère des Andes, le Désert de Atacama,
les sites
Incas au Pérou,
C'était également l'occasion d'aller à la rencontre des populations indigènes de ces pays.

En nous arrêtant dans une auberge pour déjeuner, il y avait ce boeuf qui tournait dans une
aire circulaire pour écraser des tiges de canne à sucre afin d'en servir frais le jus aux clients.
Petite église dans la ville de Xanrerê d'où nous allons partir avec notre car le lendemain matin.
06 janvier 2007
Brésil --> Argentine
En attendant le départ, je
« sirote » cette boisson appelée « Chimarrao »,
variété de
thé très répandue au Brésil et dans les pays voisins.
Juliana, notre
accompagnatrice brésilienne et qui sera ma traductrice en anglais,
étant le
seul étranger dans ce groupe.
La frontière entre le Brésil
et l’Argentine entre São Borja et Santo
Tomé.
Les grandes prairies du Nord
de l’Argentine avec les troupeaux de vaches.
Le coucher de soleil au
premier soir de notre voyage.
Traversée du fleuve Parana entre Corrientes et Resistencia,
villes situées au nord de l’Argentine
dans la partie frontalière avec le Paraguay.
Un peu plus loin, on s’arrête
à cette Parrilla pour se restaurer.
07 janvier 2007
San Salvador de Jujuy au nord-ouest de l'Argentine
Après une nuit assez courte
dans le car,
la journée s’annonce belle avec ce magnifique lever de soleil.

On arrive à Salvador de Jujuy vers 13h, j’ai cette belle vue sur l’église de ma chambre d’hôtel.
C’est dimanche, l’église est
pleine et l’assemblée est très priante.
Le soir, dîner avec un groupe
de brésiliens avec lesquels j’ai fait le tour de l’île Santa Catarina.
Avant de me coucher, dernière
vue sur l’église et la ville.
08 janvier 2007
Cordillère des Andes - Désert de Atacama
Les premiers contreforts de
la Cordillère des Andes avec la montagne aux sept couleurs
près de la petite ville de Purmamarca située à 2150 m d'altitude.
On est déjà à près de 3000m dans la Quebrada de Humahuaca, qui a été déclarée
Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité en Juillet 2003 par l'UNESCO. Ceci tant pour
ses splendides paysages, que pour les nombreux vestiges précolombiens et coloniaux.
La Quebrada de Humahuaca est une vallée montagneuse étroite et aride qui forme un corridor
naturel Nord-Sud de 155km de long, dans lequel s'écoule le Rio Grande de Jujuy avec à l'ouest
et au nord l'Altiplano de la Puna dont l'altitude moyenne est de 3.800m.
La route qui va monter à près
de 5000 m suit le Rio Grande.
De nombreux cactus appelés
« Candélabres » se dressent de part et d’autre de la route.
La route continue à s’élever
en offrant des paysages de plus en plus spectaculaires.
Je suis comme ivre devant la
beauté de ces montagnes.
Juliana avec son beau
sourire.
La route s’élève encore en
donnant de nouvelles perspectives.
On arrive au point le plus
élevé de tout notre circuit (4837 m)

On arrive maintenant au
milieu des Salinas Grandes qui s’étendent sur 1500 km2
entre la
Cordillère des Andes et le Désert de Atacama à 3.350 m d'altitude.
Avant d’arriver dans ce
désert on longe des vallées par où s’écoulent
les fontes des neiges des sommets
qui sont à plus de 6000 m
On arrive dans ce Désert de
Atacama, le désert le plus aride et le plus élévé au monde
dont l'altitude s'étend entre 900 et 4.000 mètres.
Plus d'informations
A la frontière avec le Chili,
belle image de cette femme avec son bébé
qui nous sera de plus en plus
familière.
Cette vieille femme a trouvé
refuge dans cet abri en briques.
Une suite de paysages au
milieu du Désert de Atacama …

Le volcan Licancabur qui s’élève à 5916 m.
constructions Incas.C’était une montagne sacrée. Au sommet se trouve le cratère
avec un
petit lac. De ce sommet, on peut apprécier un paysage merveilleux, en contrebas
l’oasis de San Pedro de Atacama et au loin l’imposante Cordillère Chilienne et
Bolivienne.
Un Lama au milieu de ce désert…
Au centre de San Pedro de Atacama, un oasis au milieu du
désert.C’est la capitale archéologique
du Chili (3000 habitants). On a trouvé des momies millénaires dans la « Vallée de
la Lune »
et la « Vallée de la Mort » toutes proches.
Plus d'informations
09 janvier 2007
Nord du Chili - Altiplano bolivien - La Paz
On rejoint dans la soirée la ville de Calama après être passé tout près de Chuquicamata
la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde. Dans cette ville nous sommes étonnés
de trouver à 2 pas du désert de Atacama un gigantesque centre commercial qui offre
un contraste saisissant avec les régions que nous venons de traverser.
On fait la
route de nuit pour rejoindre Arica au nord du Chili, à travers des régions
désertiques
le long de la côte Pacifique. Il y a des gorges profondes au milieu
de dunes rocheuses
avec des cultures et des habitations au creux de ces
vallons.
Entre autres la « Quebrada de Camarones ».
Après Arica
on prend la direction de La Paz, capitale de la Bolivie,
en passant par Putre
et Patacamaya.
avec les volcans
Parinacota (6348 m) et Pomerape (6222 m) qui s’élèvent au-dessus du
lac
Chungara, l’un des plus hauts du monde (4520 m).
avec des sommets enneigés.
le sommet des volcans, mais c’est
quand même un spectacle magnifique…
On passe la
douane entre le Chili et la Bolivie et on arrive sur l'Altiplano Bolivien
qui
doit se situer à une altitude proche de 4000 m.
L’altiplano
bolivien est habité par des populations qui remontent à des périodes
antérieures
à celle des Incas et qui pourraient être en lien direct avec la
civilisation de Tiwanaku
vieille peut-être de quelques milliers d’années….
par la Cordillère des Andes.
On traverse
l’altiplano pendant près de trois heures, c’est superbe !
au loin, de petits hameaux, des maisons en terre.
mais aussi des moutons et des vaches.
avec leur jupes multicolores,
On arrive à
La Paz vers 19h à la tombée de la nuit.
(3650 m) avec 2 millions d’habitants.
L’arrivée
est superbe, on domine la ville qui est dans une cuvette et s’étend sur tous
les bords.
10 janvier 2007
Visite de La Paz et du site archéologique de Tiwanaku
Le matin,
visite de La Paz avec une guide bolivienne…
La Place
d’Armes, Le Siège du Gouvernement, La Cathédrale, L’église San Francisco etc...
Une rue au
centre de La Paz
Le siège du Gouvernement
J’ai
sympathisé avec un petit cireur de chaussures masqué
afin que ses camarades
d’école ne le reconnaissent pas…
Une vue sur
l’une des collines qui entourent La Paz.
La Place
d’Armes et la Cathédrale.
Scènes
ordinaires de la rue…
A
l’intérieur de la Cathédrale un Christ et la Vierge Marie enveloppés de capes
qui ont la forme d’un mont et qui sont décorées avec des motifs Incas !...
J’ai été
heureux de trouver ce Saint Roch qui a été si souvent
mon compagnon sur les
Chemins de Compostelle.
Au
centre-ville, l’un des nombreux véhicules de transports de passagers.
Cette belle
façade de l’église où on peut remarquer de nombreux motifs
provenant des
civilisations anciennes (Tiwanaku) et de celle des Incas.
A
l’intérieur de l’église, il y a de superbes rétables dorés du 16ème
siècle.
Je vais
ensuite au Mercado acheter quelques souvenirs.
Juliana
avec cette Bolivienne qui nous a vendu des fossiles de trilobites
datant de
quelque centaines de millions d’années…
Au cœur de
la ville, cette usine de production de la Bière Bolivienne.
Est-un
four pour cuire de la poterie ou faire sécher des briques ?
Cette
petite Bolivienne nous propose des statuettes de Pacha Mama
(Déesse de la Lune
et de la Terre) et de Tata Pacha (Dieu du Soleil).
On arrive
sur le site de Tiwanaku où se trouvent les vestiges d’une civilisation qui a
disparue
avant celle des Incas et qui fut contemporaine de celles de l’Egypte
et de l’Orient.
Le temple
de Kalasasaya présente des similitudes avec les ruines
archéologiques de
Baalbek au Liban.
La Porte du Soleil
l’une des plus grandes merveilles archéologiques
d’Amérique, avec gravé sur la pierre
un calendrier d’origine vénusienne qui
divise l’année en 290 jours.
Tiwanaku plus vieille cité du monde ?
Des enfants
qui nous proposent des souvenirs…
Retour sur
l’altiplano en direction du Pérou…
L’arrivée à
la frontière avec le Pérou.


Puno, la
nuit.
La
cathédrale. Une rue au centre de
la ville.Puno, porte
d’accès vers le lac Titicaca,
se trouve sur les rives nord du lac à une
altitude de 3850 m.
11 janvier 2007
Puno, le lac Titicaca, les îles flottantes des Uros
Portail de
la cathédrale de Puno construite au 16ème. Sa façade fut sculptée
par le maître tailleur
de pierres péruvien Simon de Asto. C’est un exemple du
baroque espagnol auquel se mêlent
des éléments andins, sans doute une influence
de la civilisation Inca.
Ces belles
péruviennes…On voit ici l’évolution en ce qui concerne le « portage »
dans le dos…
On est
monté dans les vélos-taxis qui vont nous emmener au port sur le lac Titicaca.
2 jeunes
brésiliennes ravies de ce mode de transport.
Une petite
péruvienne qui va nous accompagner sur le lac.
Voici enfin
le Lac Titica qui s’étend devant nous :
Ce lac est
très important dans la mythologie andine car, selon la légende, Manco Capac et
Mama Ocllo, enfants du dieu Soleil et fondateurs de l’empire Inca émergèrent de
ses eaux.
Le Pérou et
la Bolivie se partagent la souveraineté de ce lac navigable, le plus haut du
monde
(3810 m).
65 km de large et une profondeur
maximum de 284 m.
Plus d'informations
Une vue sur
le port avec en arrière-plan la ville de Puno
Quelques
belles vues sur le lac…
On arrive sur le territoire
des Uros…
Les Uros sont un peuple
disparu peuplant anciennement les îles flottantes du même nom,
dans la baie de
Puno, sur le lac Titicaca. Les Uros se sont éteints complètement,
dans les années 1950, abandonnant leurs terres de roseaux aux Indiens Aymaras
de Puno.
Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques,
et y perpétuent les traditions Uros.
Installés à six kilomètres de la ville de Puno, ils vivent sur un archipel de
35 îles flottantes
créées de toute pièce avec la Totora, une sorte
de roseau qui pousse sur les bords du lac
et qui sert également à construire
les habitations, le mobilier et les bateaux.
Chacune de ces îles est habitée par 7 à 8 familles. Ces Uro-Aymaras s’appellent eux-mêmes
« Kotsuña », le « Peuple
Lac », et leurs origines remontent aux époques antérieures aux Incas.
Ils
conservent la tradition de la pêche artisanale et de la chasse aux oiseaux
sauvages.
Les hommes sont d’habiles conducteurs de radeaux de totora et les
femmes
sont d’adroites tisseuses. Le climat froid et sec, caractéristique de la
région,
y est atténué grâce à l’action constante de l’évaporation de l’eau du
lac.
Plus d'informations
La visite
des îles flottantes des Uros
On arrive
sur l’une de ces îles…
Juliana
avec notre petite protégée
Joli visage
avec ces beaux cheveux noirs coiffés en tresses…
J’ai
sympathisé avec notre guide Uros qui s’appelle Zacharias.
sur ces îles, la manière de les construire et de les
entretenir avec la Totora qui est liée en bottes
pour assurer un
« sol » d’une épaisseur de 1m50. Ils boivent l’eau du lac et mangent la chair
qui est à l’intérieur de cette
Totora qui les protège des maladies…
On est vraiment dans un autre monde et les échanges avec cette population sont passionnants.
J’ai pris
place sur une barque des Uros pour me rendre sur une autre île.
L’école
construite sur l’une de ces îles.
Adieu à
notre petite protégée qui a retrouvé sa maman et son petit frère.

On quitte
Puno pour remonter sur l’Altiplano à plus de 4000 m.
On fait un arrêt dans la ville de Juliaca située à 50 km de Puno, qui est un centre commercial
important où se trouve l'aéroport et une université avec 3000 étudiants.
On retrouve
les magnifiques paysages de l’Altiplano.
La population est composée de
« Quechuas ».
Beaucoup de
cultures, de petits lacs, des cours d’eau, des hameaux…
On traverse
de petites villes comme Ayaviri et Sicuani.
On
rencontre également des troupeaux de lamas blancs.
Le coucher
de soleil sur les montagnes est un magnifique spectacle.
Mais la
nuit tombe et on arrive à Cusco vers 21h.






